Thai Lion Air est-elle sur liste noire en 2026, vraiment ?

Thai Lion Air sur la liste noire : ce qu’il faut vraiment savoir

Vous vous posez la question avant un vol en Thaïlande ? Voici la réponse sans détour : Thai Lion Air ne figure pas sur la liste noire de l’Union européenne, et elle n’a jamais enregistré d’accident mortel depuis sa création en 2013.

  • Pas de liste noire actuellement : Thai Lion Air opère sous un certificat thaïlandais valide, jamais suspendu par le CAAT (autorité aérienne thaïlandaise).
  • Ne pas confondre avec Lion Air Indonésie : c’est deux entités juridiquement distinctes, certifiées par deux autorités différentes, avec deux flottes séparées. L’une n’est pas responsable de la réputation de l’autre.
  • Zéro bilan de sécurité critiqué : aucun accident grave attribué à Thai Lion Air, contrairement à sa maison mère indonésienne (crash du vol 610 en 2018, qui concernait une autre entité).

La confusion entre les deux compagnies alimente une peur injustifiée. Découvrez dans cet article pourquoi vérifier simplement le certificat plutôt que de fuir un nom suffit à voyager l’esprit léger.

Thai Lion Air est-elle inscrite sur la liste noire européenne ?

Non, Thai Lion Air ne figure pas sur la liste noire de l’Union européenne. Cette liste, mise à jour environ deux fois par an, recense les compagnies interdites de vol dans l’espace aérien européen pour des raisons de sécurité avérées. La Thaïlande, en tant que pays certificateur, n’y apparaît pas non plus actuellement.

Je me souviens d’avoir vérifié ce point moi-même, un soir dans un hostel de Chiang Mai, avant un vol retour vers Bangkok avec cette compagnie. Le wifi capricieux, la lampe torche du téléphone posée sur le clavier, et cette question toute bête qu’on se pose tous à un moment : est-ce que je monte vraiment dans cet avion l’esprit tranquille ?

Comment fonctionne concrètement la liste noire de l’UE

La Commission européenne ne blackliste pas une compagnie sur un coup de tête. Elle s’appuie sur les audits de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) et sur la capacité de l’autorité de surveillance du pays d’origine à garantir des contrôles sérieux.

Concrètement, deux cas de figure existent :

  • Un pays entier est banni (l’autorité de surveillance est jugée défaillante), comme cela a été le cas pour l’Indonésie pendant plusieurs années
  • Une compagnie précise est ciblée individuellement, même si son pays d’origine n’est pas concerné dans son ensemble

Ce distinguo est capital pour comprendre le cas thaïlandais.

Le cas spécifique de la Thaïlande et de ses compagnies

En 2015, la Thaïlande a effectivement pris un coup dans l’aile : l’OACI a levé un drapeau rouge sur son autorité de l’aviation civile, jugeant ses procédures de certification trop laxistes. Le Japon et la Corée du Sud avaient alors gelé certaines nouvelles routes de compagnies thaïlandaises, Thai Lion Air comprise.

Mais ce drapeau a été retiré en 2017 après une refonte complète de l’autorité de régulation locale (le CAAT, Civil Aviation Authority of Thailand). Depuis, aucun signal d’alerte de ce niveau n’a été réémis sur le pays. C’est un point qu’on oublie souvent de mentionner quand on ressort l’épisode de 2015 pour alimenter la peur.

Boeing 737 aux couleurs rouge et jaune de Thai Lion Air stationné sur le tarmac de l'aéroport Don Mueang à Bangkok, sous une lumière de fin d'après-midi

Pourquoi confond-on autant Thai Lion Air et Lion Air Indonésie ?

La confusion vient du nom partagé et d’un historique commun, mais il s’agit de deux entités juridiquement distinctes, certifiées par deux autorités différentes, avec deux flottes et deux bilans de sécurité séparés. Assimiler l’une à l’autre revient à juger une franchise sur la réputation d’une autre filiale du même groupe.

Une structure capitalistique à 51 %, 49 %

Thai Lion Air est née en 2013 d’un partenariat : 51 % des parts détenues par des investisseurs thaïlandais et 49 % par le groupe indonésien Lion Air. Elle opère sous licence thaïlandaise, avec sa propre certification, son propre hub à l’aéroport de Don Mueang (et non Suvarnabhumi, ce qui surprend souvent les voyageurs qui atterrissent au mauvais terminal en pensant tout savoir sur Bangkok).

Voici les différences structurelles qui comptent vraiment pour évaluer la sécurité :

CritèreThai Lion AirLion Air Indonésie
Autorité de surveillanceCAAT (Thaïlande)DGCA (Indonésie)
Base principaleDon Mueang, BangkokSoekarno-Hatta, Jakarta
Année de création20131999
Actionnariat majoritaireThaïlandais (51 %)Indonésien

Deux certificats, deux autorités, deux histoires

Chaque compagnie aérienne dépend d’un certificat de transporteur aérien (CTA) délivré par le pays où elle est enregistrée. Ce document conditionne les contrôles de maintenance, la formation des équipages et les inspections régulières. Le CTA thaïlandais de Thai Lion Air n’a jamais été suspendu ni révoqué, contrairement à ce que l’amalgame avec sa maison mère indonésienne laisse parfois croire.

Dans mes carnets de vol en Asie du Sud-Est, j’ai pris l’habitude de vérifier systématiquement sous quel certificat vole réellement une compagnie low-cost avant de réserver, surtout quand le nom prête à confusion. Un réflexe simple, gratuit, qui prend deux minutes sur le site de l’OACI ou de la compagnie elle-même.

Quels incidents ont façonné la réputation du groupe Lion Air ?

C’est essentiellement le crash du vol Lion Air 610, en octobre 2018, qui a durablement écorné l’image du groupe : un Boeing 737 MAX 8 de la branche indonésienne s’est abîmé en mer de Java, faisant 189 victimes, en raison d’un défaut logiciel (le système MCAS) désormais tristement célèbre dans l’histoire de l’aviation.

Thai Lion Air n’a jamais été impliquée dans un accident mortel

C’est un fait souvent noyé dans le bruit médiatique : Thai Lion Air n’a enregistré aucun accident mortel depuis sa création en 2013. Elle a connu quelques incidents mineurs, sorties de piste sans gravité, retards liés à des problèmes techniques, comme n’importe quelle compagnie low-cost opérant une flotte jeune et une cadence de vols élevée. Rien qui la distingue négativement de ses concurrentes régionales.

Le drame du vol 610 concerne une entité juridique différente, sous une autre autorité de surveillance, avec une flotte et des procédures de maintenance propres. Ce n’est pas nier la gravité de cet accident que de rappeler cette distinction : c’est simplement appliquer la même rigueur qu’on exigerait pour n’importe quel autre secteur.

Thai Lion Air : voler serein plutôt que voler dans le flou

Voilà où on en est, sans détour ni angélisme. Thai Lion Air n’est pas sur liste noire, son certificat thaïlandais tient la route depuis 2013, et l’amalgame avec le crash du vol 610 relève d’une confusion de nom, pas d’un partage de risque réel. J’ai volé plusieurs fois avec eux entre Bangkok et Chiang Mai ou Phuket, sans jamais ressentir cette appréhension qu’on me décrivait parfois avant le départ.

Ce que je retiens de mes carnets de route : une compagnie low-cost fait le job qu’on attend d’elle, sièges serrés, bagages en supplément, ponctualité perfectible, mais rien qui touche à la sécurité structurelle du vol. Le vrai réflexe à adopter n’est pas de fuir un nom qui sonne mal, c’est de vérifier deux minutes le certificat et l’autorité de surveillance avant de réserver, pour n’importe quelle compagnie asiatique d’ailleurs. Un geste simple, qui vaut pour Thai Lion Air comme pour ses concurrentes régionales.

Alors la prochaine fois que vous hésitez devant un vol intérieur en Thaïlande à petit prix, gardez cette clarté en tête plutôt que la peur d’un nom partagé. L’Asie du Sud-Est mérite d’être explorée sans arrière-pensée inutile, l’appareil photo à portée de main et l’esprit tranquille.

Foire Aux Questions

Thai Lion Air est-elle sûre pour voyager ?

Oui, Thai Lion Air est considérée comme sûre selon les standards actuels de l’aviation civile thaïlandaise. Elle n’a enregistré aucun accident mortel depuis sa création en 2013 et opère sous un certificat de transporteur aérien jamais suspendu par le CAAT.

Pourquoi Lion Air a-t-elle mauvaise réputation ?

Lion Air Indonésie traîne une réputation ternie par le crash du vol 610 en 2018, causé par un défaut logiciel du Boeing 737 MAX. Cet accident concerne l’entité indonésienne, distincte juridiquement de Thai Lion Air, sa filiale thaïlandaise sous autre certification.

Quelle est la différence entre Thai Lion Air et Lion Air ?

Thai Lion Air est une filiale à 51 % thaïlandaise, créée en 2013, opérant depuis Don Mueang sous l’autorité CAAT. Lion Air Indonésie, plus ancienne (1999), dépend de la DGCA. Deux flottes, deux certificats, deux bilans de sécurité séparés.

La Thaïlande est-elle sur liste noire de l’aviation ?

Non, la Thaïlande a levé le drapeau rouge de l’OACI en 2017 après une refonte de son autorité de régulation. Aucune compagnie thaïlandaise, dont Thai Lion Air, ne figure actuellement sur la thai lion air liste noire européenne.